démarche

Besoin de liberté

Dans mon travail, je veux élever le mouvement au rang de sujet. Je m’adresse à la surface que j’entreprends d’habiter avec des signes et de la couleur. Les enchevêtrements de cette calligraphie libre indiquent les multiples trajectoires de mes gestes. Leur superposition bâtit la profondeur du tableau. En le regardant, on peut y découvrir la force vitale qui m’habite.

Désir d’équilibre à travers la spontanéité?

Au travail, je fais le vide autour de moi ( c’est à dire dans ma tête) et j’arbore mon rôle de peintre en affrontant la surface plane et nue dans une situation de danger qu’il me grise de côtoyer. Je parle de vitesse, de rapidité, du bras muni d’un pinceau qui part et qui dispose de sa propre voie (ou voix, aussi). Un faux mouvement, un geste de trop et tout peu se foutre en l’air. J’ai nettement cette impression de combat, de duel avec la toile. C’est physique, ça se passe avec mes yeux, mes bras, mes jambes, mes outils et elle.


Je pose des gestes baveux et tente de les dompter

Par un probable fragile, une vague image ou certaines couleurs rêvées le matin même, je construis des parcours pour les yeux, je recherche la secousse sismique intérieure, j’ai besoin de ressentir des émotions fortes, non pas de me rassurer.

Et vous?