délires nocturnes

Cela a débuté par des croquis de mes rêves au matin. Leur aspect singulier m’inspirant particulièrement, je décidai de les mettre en scène et de les photographier. J’ai exploité la prise de vue nocturne par souci du respect de l’impalpable et de l’improbable qui caractérise le flou onirique que je recherchais. L’usage d’une imitation de la transparence et de la superposition d’images, car il n’en est pas techniquement question ici, transgresse le réel et projette mes sujets vers ces souvenirs fragiles. Par la suite, une fois tirées, j’imposai à mes photographies un ordre, une suite à peine logique, une forme narrative me permettant de reprendre possession de cet imaginaire incontrôlé que sont les rêves. Le choix des sels d’argent s’imposait de lui-même, car personnellement, je rêve en noir et blanc.

Cette série de photographies a été réalisée avec un appareil Ikon Zeiss 6 X 6 cm. (antiquité).

Elle m’a valu, en 1988, le 1er prix du meilleur portfolio étudiant de l’année à l’Université Concordia, Département de la photographie, 2è année.

Dans un coffret de bois teint noir
19 épreuves argentiques montées à sec sur carton anti-acide
40 X 40 cm
1988